10 - 02
2010
Pitch.
Au début des années 60, dans une banlieue bourgeoise de Londres, une écolière de 16 ans est initiée aux plaisirs de l'âge adulte par un trentenaire ambigu, trop charmeur pour être honnête...
Vu de Twickenham en 1961, banlieue middle class, le centre de Londres, ses loisirs et son agitation, c'est un peu l'étranger... Les parents de Jenny, génération issue de la guerre, habituée aux restrictions, goûtent désormais du confort matériel de leur pavillon avec une idée fixe, que leur fille réussisse dans la vie. Pour cela, le père a mis le paquet, dans le pensionnat de Jenny, cours de couture, de dessin, de cuisine, et aussi leçons de musique. C'est son violoncelle que Jenny transporte sous une pluie battante qui lui donne l'occasion de rencontrer David, trentenaire charmant, charmeur, roulant dans une voiture de sport bordeaux.
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An Education,
Une Education,
Lone Scherfig
10 - 02
2010
En salles, sélection...
Hormis "I Love you Phillip Morris", la semaine, pourtant pavée de grosses productions américaines, "Lovely bones", "Wolfman", "La Horde", est tiède... Jim Carrey est venu le présenter à Paris la semaine dernière, comme il l'avait déjà fait à Cannes l'année dernière dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs : "I Love you Phillip Morris", le film qui ne trouvait pas de distributeur aux USA malgré la présence de deux stars patentées (Carrey et Mac Gregor), dont on a reporté aussi la sortie en France, est enfin visible sur les écrans. Pourquoi ces atermoiements? A cause du sujet jugé aujourd'hui encore subversif : l'histoire d'un homme tombé amoureux fou d'un codétenu en prison, prêt à tout et davantage pour le revoir. Bien que l'ai annoncé pour la semaine dernière "Lovely Bones" de Peter Jackson sort bien le 10 février sur les écrans. Un film ambitieux adapté du best-seller "La Nostalgie de l'ange" : une ado de 14 ans, violée et assassinée par un voisin pédophile, raconte depuis l'antichambre du paradis son travail de deuil et celui de sa famille. Avec la difficulté de représentation de l'au-delà montré comme un tableau kitsch tendance fleurettes, pas facile... Aucune parenté avec "Créatures célestes", premier film culte de Peter Jackson hormis un homicide transgressif horrible... A noter qu'ayant vu ce film chez Paramount il a quelques temps, j'avais alors taillé une bavette avec mon voisin de fauteuil, un charmant jeune homme invité par le magazine Première (numéro de ce mois-ci), qui s'était avéré être le bassiste du groupe BB Brunes, et, lui, a aimé le film!
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05 - 02
2010
Pitch.
Tandis que les douze dieux de l'Olympe siègent au 600° étage de l'Empire state building, Zeus pose un ultimatum à Poséïdon dont il soupçonne le fils Percy d'avoir volé la foudre divine...
Si on veut réviser un peu la mythologie grecque, l'apprendre à ses enfants, le film est parfait, pour le reste, à qui est-il destiné? Aux grands ados qui sommeillent en pas mal d'entre nous, sans doute... Ainsi, Percy (Persée), fils de Poséïdon, le dieu de la mer, se voit accuser d'avoir volé la foudre divine, l'arme de Zeus, le dieu des dieux. Pourquoi? Parce que Percy, sans le savoir, est un demi-dieu, faisant partie des enfants procréés par les dieux lors de leur passage sur terre, en l'occurence, Percy est né des amours de sa mère avec Poséïdon, ce qu'il ignore.
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Percy Jackson le voleur de foudre,
Chris Columbus
04 - 02
2010
Pitch.
Après un vol de bijoux dans un immeuble cossu de Rome, on soupçonne la domestique de la victime et son fiancé. Peu de temps après, la voisine de palier, qui employait aussi la jeune femme, est assassinée...
Drôle de film que ce "Meurtre à l'italienne" inspiré de Simenon qui possède la trame du film noir mais aussi clairement une assise sociale en s'immergeant dans toutes les couches de la société romaine de la fin des années 50 à l'occasion d'un crime et d'une enquête classique. Et une pincée d'humour noir où le réalisateur interprète principal Pietro Germi parodie les codes du film noir jusqu'à camper un commissaire de police portant des lunettes noires.
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Pietro Germi
03 - 02
2010
En salles, sélection...
Les sorties de la semaine comportent deux de mes coups de coeur de la rentrée 2010 qui ne sont pas pour l'instant très nombreux, patience... Premier coup de coeur : "Lebanon" de Samuel Maoz, le Lion d'or à Venise cette année, plus qu'un film, une expérience sensorielle : la guerre vécue à l'intérieur d'un tank et vue à travers le viseur de l'artillleur, un récit autobiographique d'un homme, jamais revenu mentalement du front, qui retranscrit 20 ans plus tard son expérience traumatique de la premier guerre du Liban. Un film dur mais assez exceptionnel. Second coup de coeur : "Anvil" de Sacha Gervasi, un documentaire sur un groupe canadien de Heavy metal qui connut une brève notoriété dans les années 80 et sombra dans l'oubli malgré un talent reconnu par la profession (ils auraient même inventé le terme "metal"). Trente ans plus tard, le groupe dont les deux leaders ont passé la cinquantaine, toujours d'attaque dans de modestes tournées, croit encore au miracle de devenir un jour des rock stars. Un film craquant, touchant, et je passe sur la BO pour les amateurs de Hard rock qui seront comblés, une pépite entre rires et larmes, la vraie découverte de la rentrée.
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01 - 02
2010
Pitch.
Immobilisé par une fracture de la jambe, un agriculteur quadragénaire vivant avec sa mère et sa soeur, embauche un ouvrier péruvien. Devant l'intimité immédiate des deux hommes, la vie familiale va être bouleversée.
Ander vit à la campagne avec sa mère et sa soeur, cette dernière sur le point de se marier. Une mère autoritaire et surprotectrice qui prépare à son fils quadragénaire son goûter dans un cartable. Un jour, Ander fait une chute, on envisage alors d'engager une aide. Le futur mari de la soeur présente José comme ouvrier, un immigré péruvien, qui est embauché malgré les réticences de la mère. Très vite, Ander traite José comme un ami, l'invite à sortir avec lui enterrer la vie de garçon du fiancé de sa soeur, par exemple. Peio, le voisin fermier, un horrible macho, exploite Reme, une femme d'un certain âge qui se prostitue pour nourrir son fils, son mari l'ayant abandonnée. Peio à l'habitude de "prêter" Reme à Ander qui en fait profiter José pour la fête.
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01 - 02
2010

Quand je lis un livre comme "Sylvia" de Leonard Michaels, ce qui doit m'arriver une fois par décennie, je comprends pourquoi j'aimais tant la littérature autrefois, presque autant que le cinéma, ça me rafraîchit la mémoire. Ce petit livre raconte un drame terrible sans une once de pathos, mieux, avec un humour qui n'est pas sans rappeler les premiers livres de Philip Roth comme "Portnoy et son complexe". Sauf qu'ici, ce récit autobiographique est tellement douloureux qu'il est écrit de manière factuelle, presque clinique, une distance indispensable pour qu'un écrivain, qui a déjà mis 30 ans à écrire un livre sur le suicide de sa première femme, soit capable de trouver les mots pour l'écrire, enfin...
En 1964, Sylvia Bloch, 24 ans, jeune épouse de Leonard Michael, futur écrivain encore étudiant, met fin à ses jours. "Sylvia" raconte l'histoire d'un couple très jeune habitant dans un immeuble délabré et insalubre du Manhattan au début des années 60, de leur rencontre à ce tragique coup de théâtre, soit quatre années en enfer... Ce qui est vraiment bien vu, c'est que 30 ans après les faits, le lecteur, grâce à l'appoint d'extraits des journaux intimes de l'auteur tenus à l'époque, peut mesurer le recul relatif qu'a pris ce dernier sur la situation, la modification de sa perception des événements. A vrai dire, nulle révolte, et c'est aussi cela qui est très émouvant, trente ans après le suicide de Sylvia, l'auteur se rend compte surtout qu'il ne se rendait compte de rien ou pas grand chose...
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Sylvia Leonard Michaels,
Les Femmes du braconnier,
Claude Pujade Renaud
01 - 02
2010

Pitch.
"Je venais d'avoir 19 ans en mai 1982. La vie était belle. J'étais amoureux. Ensuite on m'a demandé de partir sur une base militaire et d'être le tireur du premier tank à traverser la frontière libanaise. Cela devait être une mission d'une journée toute simple mais ce fut une journée en enfer. Je n'avais jamais tué quelqu'un avant cette terrible journée. Je suis devenu une vraie machine à tuer. Quelque chose là-bas est mort en moi. Sortir ce tank de ma tête m'a pris plus de 20 ans. C'est mon histoire."
Dès le départ, alors que rien ne les rapproche dans la forme, pas mal de points communs avec "Valse avec Bachir" : la première guerre du Liban en 1982, le récit autobiographique, deux films israëliens faisant l'autocritique de la guerre. L'analogie est aussi dans une sorte de sensualité de proximité, de mécanique des corps des soldats partant faire la guerre en tant qu'hommes incarnés à qui cette guerre, physiquement, viscéralement, fait horreur, mais transformés, à leur corps défendant, en machines à tuer.
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cinéactue,
l cinéma israëlien,
Lebanon,
Samuel Maoz
30 - 01
2010
Pitch.
Assassinée par un voisin pédophile, une adolescente participe depuis l'au-delà au travail de deuil de sa famille. La jeune fille raconte en voix off le récit de sa vie et des étapes de sa mort.
Le roman avait eu un immense succès avec un thème accrocheur pas banal : dans une banlieue US middle class, une ado, violée et assassinée par un voisin pédophile, raconte ce qu'elle observe depuis le ciel... Impuissante de ne pas pouvoir indiquer aux siens le nom de son meurtrier, elle participe au douloureux travail de deuil de sa famille tout en tentant d'effectuer le sien et de renoncer à la terre. Pour être sincère, le livre m'était tombé des mains... Mais, ignorante de l'adaptation cinéma, je ne faisais pas le lien avec le livre en allant voir le film.
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cinéactuel,
cinéma américain,
Lovely bones,
Peter jackson
27 - 01
2010

Pitch.
Comme elle soupçonne son mari d'infidélité, une quinquagénaire, angoissée par le temps qui passe, va engager une jeune call-girl pour le piéger. Mais c'est elle qui va être prise au piège et sa famille basculer aussi par la même occasion.
Dans les quartiers huppés de Toronto, Catherine, une gynécologue d'une cinquantaine d'années ayant pignon sur rue, a préparé une surprise pour l'anniversaire de son mari David qui déteste les anniversaires. Pendant cette soirée de réjouissances avec des amis et des cadeaux à attendre en vain David, le téléphone sonne, ce dernier, professeur de musique à l'université, a raté son avion pour rentrer de New York où il donnait un cours. Pour aggraver la déception, le lendemain matin, Catherine trouve une photo de David enlacé avec une étudiante dans la neige de New-York postée sur son téléphone mobile, elle s'affole. Quand vient l'idée à Catherine, qui observe les allers et retours d'une jeune voisine call-girl, de l'engager pour séduire son mari et lui raconter ensuite dans le détail leurs ébats. Une initiative dangereuse pour tous les partis qui va notamment révéler à Catherine des pulsions qu'elle ignorait, car, rapidement, les deux femmes deviennent accros à ces récits, racontés, écoutés, qu'ils soient véridiques ou imaginaires.
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cinéactuel,
cinéma américain,
Chloé,
Atom Egoyan
25 - 01
2010
Le 15 février 2010 aura lieu la 11° cérémonie de remise des Etoiles d'or du cinéma français, après les prix Lumières (15 janvier, voir mon récit de la soirée) et avant les César (27 février). Coup de théâtre, si j'ose, dire, la soirée aura lieu pour la première fois au mythique Palace rue du Faubourg Montmartre. Pour avoir assisté aux deux éditions précédentes, les soirées des Etoiles d'or sont l'occasion d'approcher les stars primées de près dans une ambiance cool... On sait que souvent, les Etoiles d'or sont l'antichambre des César et donnent une idée assez nette de son futur palmarès... Isabelle Adjani, nominée partout pour "La Journée de la jupe", vient de recevoir le Prix Lumière, gageons qu'elle devrait repartir avec l'Etoile d'or (moi, j'ai voté pour elle, en tout cas!!!).
Pour cela, il faut une invitation que je vous propose de vous faire gagner en répondant aux questions d'un petit quizz.
Voir aussi Le Palmarès en photo de l'année dernière...
Lire aussi l'article sur les nominations et le programme...
10 INVIT pour 2 à GAGNER pour assister aux 11° ETOILES D'OR du cinéma français
au PALACE à Paris LE 15 FEVRIER 2010 à 20h!
concours terminé!
QUIZZ
→ plus
Mots-clés : autour du ciné, Quizz
24 - 01
2010
Pitch.
A la veille d'un riche mariage, une comédienne, qui vient de faire ses adieux au théâtre, revoit par hasard son ancien amant lors d'une réception chez elle, une rencontre incandescente qui remet tout en question.
Le souvenir de la passion peut-il la faire revivre, c'est un peu le sujet de ce film nostalgique où deux anciens amants se retrouvent par hasard après des années d'absence. Marianne, comédienne de théâtre en vue, est sur le point de faire un riche mariage avec Antoine de Fontaine, un aristocrate. Abandonnant les planches, Marianne se prépare avec appréhension à recevoir dans son hôtel particulier la famille et les relations de son fiancé, la crème du faubourg Saint Germain à qui elle va être présentée pour la première fois. La cérémonie de mariage prévue pour le lendemain, son fiancé lui remet un collier de grande valeur à porter le jour J qu'elle dépose dans son coffre.
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cinéma français,
Impasse des 2 anges,
Maurice Tourneur
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