20 - 08
2007
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Inspiré de l’affaire du banquier suisse Edouard Stern assassiné par sa maîtresse pendant une séance SM, Olivier Assayas a concoté un film destiné surtout à filmer l’icône Asia Argento. Le film comporte deux parties dont la seconde emmène cette anti-héroïne à Hong Kong dont on sait la fascination que cette ville et le cinéma asiatique exerce sur le réalisateur.
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Sous le prétexte de venir vérifier si elle lui manque, Sandra va relancer son ancien amant, financier retors et macho, à son bureau, il en mourra… L’objectif affiché (et c’est bien là le problème) était de montrer de manière la plus voyante possible à l’écran une relation ostensiblement torride mêlant sexe, perversions, pouvoir et argent, un vrai conte de fée moderne… En réalité, la relation entre Sandra (Asia Argento) et son amant (Michael Madsen) est très théâtrale et la mayonnaise ne prend pas. La séduction réelle d’Asia Argento est tellement montée en épingle qu’on a l’impression que le réalisateur a utilisé un surligneur avec une affichette "attention, actrice incandescente!".
| Asia Argento et Michael Madsen | |
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| © ARP Sélection | Galerie complète sur AlloCiné |
Après avoir assassiné son ex-amant, Sandra bricole une arnaque avec le nouveau et se retrouve larguée à Hong Kong. Le ton du film change alors du tout au tout, si Olivier Assayas faisait preuve d’une belle assurance dans la première partie, à Hong Kong, il redevient l’élève respectueux des grands maîtres du ciné asiatique. La seconde partie du film est nettement meilleure que la première mais trop sage et bien fade malgré de louables efforts. Il faudrait peut-être que certains réalisateurs cessent de penser qu’Asia Argento, malgré tout son talent, peut remplacer un film à elle toute seule… Comme elle le cite dans une interview, Abel Ferrara a dit un jour à Asia Argento "ça sert à quoi d’être bien dans un film de merde?"(sic)
Mots-clés : avant-premières, cinéActuel, cinéma français, Boarding gate, Olivier Assayas, Cannes 2007










































































Commentaires
évitable et à éviter ...
Pour tout dire et au risque de prendre le contre-pied de pas mal d'avis, on a préféré la première partie du film avec l'histoire trouble entre Asia Argento (plus déjantée, tu meurs) et Michael Madsen, dans le genre "je t'aime, moi non plus". On arrivait presque à s'attacher à ces deux personnages.
Après on bascule dans le polar avec un début pourtant prometteur (la scène dans le magasin de Lester) mais très vite on s'ennuie et personnellement on a trouvé ça vraiment très loin des polars hongkongais auxquels il est fait référence.
L'histoire avec la chinoise (l'amie de Lester) nous a même paru tout à fait incongrue.
En plus Assayas nous informe de la mondialisation : il parait selon lui que les vêtements et les DVD piratés sont désormais fabriqués à Hong-Kong, si, si ...
Bref, on peut tout à fait éviter ce film.
Il reste quand même qu'Asia Argento a trouvé en la personne d'Assayas un portraitiste qui lui offre de très belles images. Réservé aux inconditionnels de la trouble Asia donc !
BMR & MAM - 29.08.07 à 14:52 - # - Répondre -