08 - 07
2007
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A l'occasion de la rétrospective Sandrine Bonnaire dans le cadre de Paris-Cinéma, la journée de samedi donnait l'occasion de revoir quatre de ses films : "Le Ciel de Paris" de Michel Béna, unique oeuvre d'un jeune réalisateur, ancien assistant de Téchiné, mort avant la sortie du film, "Sous le soleil de Satan", la palme d'or tant contestée à Pialat, "La Cérémonie" de Chabrol et l'avant-première d'un documentaire qui a bouleversé les festivaliers cannois, présenté dans la Quinzaine des réalisateurs : "Elle s'appelle Sabine"...
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Sandrine Bonnaire filme sa soeur depuis 25 ans et démontre la démolition de 5 années internement sur une jeune fille autiste, jeune, jolie et joyeuse, pour laquelle la famille n'a pas trouvé de place dans un institut spécialisé, devenue aujourd'hui une femme prostrée, apeurée et diminuée. Malgré les sérieux problèmes d'organisation du festival Paris-Cinéma 2007 qui, d'une part, a exilé la compétition dans deux petites salles au sous-sol du lointain cinéma MK2 Bibliothèque quai de la gare, et, d'autre part, dénaturé ses avant-premières destinées à l'origine au public (comme celle de l'Arlequin hier soir) pour faire des coups médiatiques, laissant peu de places disponibles pour des parisiens exaspérés, bref, dans ces conditions contestables, j'ai pu voir le film... Lire la suite...
Sandrine Bonnaire après la projection au cinéma L'Arlequin de "Elle s'appelle Sabine" (photo VS)
"Elle s’appelle Sabine" de Sandrine Bonnaire (Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2007)

Documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa sœur autiste qu’elle filme depuis 25 ans. Un film tourné avec le cœur en juxtaposant les images de sa sœur jeune jolie et active, quasiment autonome, avec celle d’aujourd’hui, prostrée et brisée par 5 années d’Hôpital Psychiatrique. Après la mort de leur frère aîné, la mère de Sandrine Bonnaire déménage en province, se retrouvant en tête à tête dans une maison avec sa fille Sabine qui ne le supporte pas. Habituée à être entourée par tous ses frères et sœurs dans la RP, la panique la conduit à des crises de violences. Des essais sont alors faits de faire venir Sabine à Paris chez une de ses sœurs mais le vie de famille devient rapidement impossible. En dernier recours, Sandrine Bonnaire loue un appartement en face de chez elle pour sa sœur et deux garde-malades qui ne vont pas tarder à rendre leur tablier. En 2001, la famille de Sabine, décide de l’envoyer dans un hôpital psychiatrique pour une consultation, elle y restera 5 ans, faute de trouver une institution spécialisée car les rares centres existants n’ont pas de places. Témoignage de la mère d’un patient disant qu’elle a organisé l’avenir de son fils au delà de ses 18 ans quand il avait 12 ans ! Au sortir de ces années, la Sabine jeune et jolie aux longs cheveux, s’exprimant en souriant et voyageant avec sa sœur, a disparu. Sandrine Bonnaire participe à la création d’un nouveau centre dans le Poitou-Charentes. C’est là-bas qu’on retrouve à l’écran le film de la vie de Sabine aujourd’hui dans un état de terrible régression : ayant pris 30 kilos, les cheveux très courts, le regard souvent hagard, le maintien des épaules incertain, abrutie par les médicaments, perpétuellement fatiguée, terrifiée par l’idée que sa sœur oublie d’aller la voir, lui reposant inlassablement la question de quand elle reviendra, la jeune femme survit. Retrouvera-t-elle un jour ses capacités d’avant ses années d’enfermement en HP et quelle est la part d’évolution naturelle de la maladie ? Sandrine Bonnaire, des fleurs dans les bras à la fin de la projection et sourire lumineux (petite photo pas terrible), une belle personne à l’extérieur et à l’intérieur.
Sortie du film 14 septembre sur France 3 et mi-janvier 2008 en salles.
Mots-clés : avant-premières, cinéfestival, cinévénement, Elle s'appelle Sabine, Sandrine Bonnaire, Paris-Cinéma 2007, Cannes 2007, Quinzaine des réalisateurs, Cinéactuel





























































Commentaires
http://www.hautisme.info/Bonnaire.htm
Si Einstein, Wittgenstein, Darwin, en tenait un grain, comme dit Temple Grandin, il faudrait peut-être confier les "lowtists" aux "hautistes"...
Il se peut que l'on ait "déconstruit" une Coco Chanel. Comme elle aimait offrir ses pouppées de chiffon, si Sabine s'inquiète lorsqu'on lui dit : "J'ai votre CD", il faudrait peut-être lui offrir un graveur et qu'elle offre son CD elle-même
Quant aux "psycouille en retard de dix ans, (LeapourSamy), voir ce que j'en fais.
http://www.prosopautism.com/prosopa.htm
Ce papier m'a valu demande de collaboration des Universités de Londres et Harvard ! En france ? j'ai cessé d'aller au congrès autiste en 2003: j'avais demander qu'on consacre ce 500è anniversaire de la Joconde à l'Hautisme. Qui peut suivre en déché(Fr)ance ? http://www.joconde.info/JocoNoge.htm
Guy, aveec envie de hurler devant le cas Sabine, (révélé parce que sa soeur avait droit aux médias. Et les autres ?
Moi, j'ai eu droit à une "faisanderie" http://www.faisanderie.info/AfFaisum.htm
Rendez-vous demain pour OUTREAU !
http://www.faisanderie.info/OUTRja08.htm
Sincerely Guy
Guy Lelarge - 29.01.08 à 09:01 - # - Répondre -