Google

Festivals




CinéCulte


CinéFilmNoir


CinEvénement


CinéDVD


CinéWestern


CinéZ


CinéSeanPenn


RSS Bouton

RSS 2.0
RSS Commentaires

A la une

     

1er juillet 2009




 

VOD

Avant-Premières

CinéActuel

CinéDVD

Votre publicité ici!

pub

contact

CinéCulte

CinéWestern

CinéTV

exception Planches

BuzzParadise

Publisher Website!

agenda des Festivals

DVD Amazon


Bannière

CinemaniaC

en vrac!


http://www.wikio.fr

http://www.coteblog.com

paperblog member

 



Wikio

blog à part, recherche blogs


CinéManiaC sur Twitter

follow Cine_maniac at http://twitter.com

"La frontière de l'aube" : le fantastique poétique ne fait plus recette

Cannes 2008, compétition, Philippe Garrel, sortie 8 octobre 2008



08 - 10
2008
Version imprimable -Commenter l'article


 
En voyant ce film, on a à l'esprit la relation cahotique, passionnée et quasi-suicidaire de Philippe Garrel avec Nico, ex-égérie de Wharhol, qui l'avait imposée au Velvet underground, artiste allemande ou davantage icône des sixties et ce n'est pas par hasard qu'un documentaire lui a été consacré bien nommé "Nico Icon" (1995). Une Nico rousse et non plus blonde, alors mère du fils qu'elle a eu avec Alain Delon (qui s'en défend) et que Garrel fait tourner, elle et lui, auprès de Pierre Clementi dans "La Cicatrice intérieure" en 1972. Quand Laura Smet se défend en interview que Garrel se soit servi de ses problèmes de toxicomanie à elle pour ce film, il est bien possible qu'il fasse référence à son passé à lui, la drogue, les électrochocs...  C'est loin mais indélébile... Depuis, son cinéma poursuit son constat de désynchronisation de l'amour, de la fuite ultime, le suicide, à une position plus timorée, le rêve, le fantasme de l'autre échappée, disparue... Jamais Laura Smet n'a été si belle et si sublimement photographiée, à l'ombre de Nico...

Ci-dessous, mes impressions sur le film en sortant de la projection à Cannes en mai 2008 où le film fut honteusement hué en projection presse comme en projection festivalière...



Une histoire d'amour fou entre un photographe et une star de ciné, jeune actrice fragile et alcoolique, une histoire à la fois torride et abstraite dans le style Garrel avec focus sur les deux personnages seuls au monde qu'on ne voit pas dans d'autres activités de leur vie en dehors de leurs rencontres. Il sonne à la porte pour faire des photos, elle est entourée d'une bande de parasites qu'elle vire, mais, très vite, elle arrête la séance de pose. Le lendemain, elle a loué une chambre dans un hôtel pour les photos, ils ne se quitteront plus ou si peu. Carole, la star, est mariée à un homme qu'elle ne voit jamais sauf quand il revient à l'improviste et que François, son nouvel amant, s'échappe en caleçon sur le palier de l'appartement, scène dramatique vaudevillesque. François le prend mal, il refuse de revoir Carole, quelque chose s'est cassé.
-----


photo films du Losange
 
Quand Carole tente de se suicider, François va tout de même la voir dans l'hopital psychiatrique où elle est internée. Quand on vient de lire l'interview de Laura Smet qui joue Carole où elle raconte son séjour à Sainte Anne et qu'elle est toujours sous traitement, on est interpelé que le réalisateur lui fasse jouer son propre rôle à moins que ce ne soit bien davantage son histoire à lui... Camisole de force, séance d'électrochoc, une complaisance ingénue à montrer. Ceci dit, la première partie se terminant sur la mort de Carole est la meilleure, Laura Smet est photographiée somptueusement et surprend par son jeu juste et sobre. Un an plus tard, François rencontre une autre femme et s'apprête à l'épouser mais le fantôme de Carole vient le hanter... Dans cette seconde partie, les interventions oniriques fantômatiques de la suicidée ont suscité les consternantes moqueries de la salle cannoise prédatrice, le fantastique poétique ne fonctionne plus...


photo films du Losange

Dans l'ensemble, si l'image et la mise en scène sont mille fois plus belles que dans la plupart des films, c'est un cinéma anachronique avec des comportements introspectifs et des discussions Nouvelle vague sur le comment du pourquoi des mécanismes amoureux, on s'observe, on se raconte, on se regarde souffrir... Un cinéma bavard et poétique qui n'a pas évolué depuis trente ans où on croirait voir Antoine Doinel/JP Léaud avec Louis Garrel qui le pastiche inlassablement. Quand on a pris l'habitude des cinémas réflétant l'état du monde, ça ne passe plus aussi facilement que du temps de Cocteau, on a le sentiment que le réalisateur est figé dans une époque, celle des années 70, sans doute l'époque où il aurait dû être sélectionné à Cannes où il vient pour la première fois, sa carrière étant plutôt derrière lui. Pas sûr que cette sélection à Cannes lui rende service où on le jette en pâture aux fauves entre deux fêtes people, un dîner caritatif à 5000 Euros le couvert et une partie de poker de stars...


Nico dans "La Cicatrice intérieure" de Philippe Garrel (1972)
© Capital Cinema Galerie complète sur AlloCiné




équipe du film "La frontière de l'aube" sur le tapis rouge, photo L'Oréal Cannes



Note CinéManiaC :
Notez aussi ce film !


écrit par Vierasouto sur www.cinemaniacannes.fr le 22 mai 2008

Mots-clés : , , , ,

Note : 3/5 (4 notes)



Share


842
Lectures
4
Commentaires
Commenter l'article

GB. - It. - Pt. - De. - Es.


Article précédent - Commenter - Article suivant -

Commentaires

Coucou. Merci pour ton passage ;)

Je dois reconnaître que je suis encore assez peu familier du cinéma de Garrel. Je connais surtout ces derniers films, Le vent de la nuit, les Amants réguliers et donc celui-ci. Je ne suis pas certain d'en avoir vu d'autre, en tout cas ca ne me vient pas à l'esprit là. Du reste, j'ai donc bien aimé ce film, très semblable a divers degré des Amants justement. Pour le reste, les aspects autobio etc, je ne sais rien et suis donc passé à côté.

La version allociné existe toujours mais je ne m'en occupe pas beaucoup. je punlie juste le premier paragraphes de certains de mes textes et invite à lire la suite en renvoyant un lien vers le blog msn. Chez MSN, j'ai pas mal d'inconvénient mais il y a des fonctions que j'apprécie ce qui m'empêche d'aller voir ailleurs pour le moment.

Sinon pour les commentaires, je ne crois pas qu'il faille a tout prix etre inscrit chez msn. Il me semble avoir repéré quelques personnes dont les mails était chez free ou yahoo. M'enfin j'en sais rien... Ce qui compte c'est d'être un peu lu, de partager mes impressions etc. Et celui/celle qui veut me contacter pour réagir à ce que je peix dire, il a de toute façon l'embarras du choix ;)

A bientôt
Benoît 

Laterna Magica - 08.10.08 à 14:49 - # - Répondre -

Le cinéma de Garrel ne me paraît pas "anachronique" mais intemporel et je dirais qu'il remonte moins à la "nouvelle vague" (même si tu as raison pour certains aspects) qu'au cinéma primitif (ce noir et blanc très contrasté, les fermetures et ouvertures à l'iris). Pour ma part, je partage ton intérêt pour le film que je trouve réussi et très émouvant au final. Il faut juste faire fi des ricanements cyniques contemporains et accepter le romantisme exacerbé de l'oeuvre...

Dr Orlof - 16.10.08 à 19:16 - # - Répondre -

De l'anachronique à l'intemporel...

Je parlais d'anachronisme dans le cadre des films vus à Cannes avec ce parti pris cette année de films en prise avec la vie réelle, avec les pbs d'aujourd'hui comme "Entre les murs" etc... mais c'est vrai qu'il faudrait plutôt en rester à la poésie qui n'a pas d'époque. @ bientôt! PS. Garrel, pour moi, comme Eustache, ce sont les premiers enfants de la Nouvelle vague dans le temps et l'esprit est vraiment proche. Je ne suis pas assez calée techniquement pour rapprocher le film des muets, je pense que c'est ce que tu veux dire par cinéma primitif.

vierasouto - 17.10.08 à 01:28 - # - Répondre -

Garrel, le Velvet et Nico...

je n'en savais rien, et pourtant je suis grand amateur du Velvet et Lou Reed, mais bon ce n'est pas vraiment le sujet.
J'ai été littéralement happé par l'utilisation de ce magnifique noir et blanc, quelle photographie, quand au romantisme, il puise dans le littéraire et l'ensemble donne cette œuvre étrange et envoutante, hors du temps. On en sort marqué et en ce qui me concerne conquis.

kilucru - 20.10.08 à 18:58 - # - Répondre -

Commenter l'article


(c) 2007 - CineManiaC

turbine sous Viabloga grâce au thème Clap de Labosonic.

Mentions légales

Contact - Liens - Newsletter