30 - 05
2008
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Odd Horten, conducteur de train modèle, est sur le point de prendre sa retraite au bout de quarante ans de bons et loyaux services après avoir effectué sa dernière mission. Par un malheureux concours de circonstances, pour la première et la dernière fois de sa carrière, Odd Horten va arriver en retard... Explication : la veille, on a fêté son départ à la retraite lors d'un dîner où il a reçu un train d'argent, puis, tous les collègues on imité le train en final (scène très drôle). Ensuite, des collègues ont convaincu Odd Horten de leur emboiter le pas prendre un dernier verre chez l'un d'entre eux sauf que le retardataire Horten n'a pas jamais réussi à faire fonctionner la porte d'entrée et s'est retrouvé dans la chambre d'enfant d'un appartement voisin en escaladant l'escalier de secours. L'enfant ayant supplié qu'il le regarde s'endormir, Odd Horten en a fait autant est s'est réveillé au matin, ayant raté l'heure de départ de son train... Le projet d'Odd Horten était pourtant de revenir de ce dernier aller simple en avion, il l'avait confié à une dame de son âge encore jolie, la blonde patronne de l'hôtel où il avait l'habitude de faire halte pendant le travail.
Une nouvelle vie d'encore plus de solitude et d'un lot d'imprévus va alors commencer pour Odd Horten qui conserve son appartement collé à une voie ferrée où il entend passer les trains aussi bien que s'il dormait sur le quai de la gare. Le film m'a fait penser à un film d'Aki Kaürismaki où le personnage principal, étranger engagé dans une banque à Londres, est mis à l'écart, prend ses repas tout seul dans un coin de l'écran, pendant qu'il tente de se suicider, la tête dans le four, il entend qu'on annonce la grève du gaz, etc... vieux souvenirs car je n'ai pas revu ce film depuis longtemps ("J'ai engagé un tueur" avec J.Pierre Léaud)... Mais l'extrême solitude, même (ou surtout) au sein d'un groupe, et l'humour glacé, décalé, visuellement stylisé, est le même...
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Une nouvelle vie d'encore plus de solitude et d'un lot d'imprévus va alors commencer pour Odd Horten qui conserve son appartement collé à une voie ferrée où il entend passer les trains aussi bien que s'il dormait sur le quai de la gare. Le film m'a fait penser à un film d'Aki Kaürismaki où le personnage principal, étranger engagé dans une banque à Londres, est mis à l'écart, prend ses repas tout seul dans un coin de l'écran, pendant qu'il tente de se suicider, la tête dans le four, il entend qu'on annonce la grève du gaz, etc... vieux souvenirs car je n'ai pas revu ce film depuis longtemps ("J'ai engagé un tueur" avec J.Pierre Léaud)... Mais l'extrême solitude, même (ou surtout) au sein d'un groupe, et l'humour glacé, décalé, visuellement stylisé, est le même...
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Film en couleurs mais blanc et noir où il fait toujours froid, une immense chenille noire, le train, roulant sur une étendue de neige à perte de vue, quelques tunnels sombres, les intérieurs tristounets, la nuit plus souvent que nécessaire, on oscille entre le tragique et l'humour, le désespoir et la solitude apprivoisée tant bien que mal, les petits rituels quotidiens, les rencontres qui changent une vie comme ce chien qui a perdu son maître, un nouvel ami excentrique mort asphyxié en conduisant les yeux fermés sous une capuche... Ce chien donnera alors l'idée à Odd Horten, qui l'adopte, de (re)trouver aussi une femme pour partager sa retraite... Dans ce film, il y a autant de chances que la situation tourne au plus mal qu'au mieux, on demeure sur le fil, un incident, un événement extérieur, peut décider du pire ou du meilleur, un film en équilibre, subtil, léger, émouvant, anti-frime, peut-être un petit peu trop discret...
Note CinéManiaC :
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Mots-clés : avant-premières, CinéFestival, Cinéactuel, cinéma norvégien, Cannes 2008, Un Certain regard 2008, O'Horten, Bent Hamer


































































