16 - 11
2007
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Un film sans sexe ni violence avec de bons sentiments. Pas de psychopathe pédophile ni de d’avocat véreux, pas de catastrophe ni de meurtres maquillés en suicides mais de la musique. Même pas du sex drug and rock’n roll mais des chansons folk, douces et chaleureuses, comme ce film "Once". Et des sentiments pudiques, fragiles, inavoués.
Il chante dans la rue, elle s’arrête lui dire qu’elle aime ses chansons, dans la vie, il répare des aspirateurs, ça tombe bien, le sien est en panne, elle le lui apportera à réparer le lendemain. Ca l’ennuie de lui laisser l’appareil, alors, elle l’accompagne dans l’entreprise paternelle où il travaille. Au passage, elle lui avoue qu’elle joue du piano, un marchand de musique l'autorise à jouer une heure par jour sur un piano pas encore vendu. Ils vont chanter ensemble, lui à la guitare, elle au piano et ne vont plus se quitter, ou si peu, pendant quelques jours.
Une des premières choses qu’elle lui avait demandé, c’est pour quelle femme il avait écrit cette chanson, il avait répondu en chantant pour une femme qui l’avait quitté. Comme il l’a emmenée chez lui, elle lui fait connaître sa famille réfugiée tchèque, sa mère qui ne parle pas anglais et sa petite fille car elle a une enfant de deux ans. Chez elle, c’est extrêmement pauvre, une seule télévision pour tout l’immeuble, le soir, les voisins se regroupent dans leur salon. Pour acheter des piles d’un lecteur de CD qu’il lui a donné, elle casse la tirelire de sa fille. Tout le film ou à peu près les 2/3 du film est chanté avec un système ingénieux qui consiste à ce qu’il ou elle chante et qu’ensuite la chanson soit reprise par la BO comme une musique qui accompagne une longue scène, son retour à elle dans la nuit en écoutant sa musique à lui (très belle scène).
| Markéta Irglová et Glen Hansard | |
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| © SND | Galerie complète sur AlloCiné |
Rentrés chez eux, des bribes de leur ancienne vie, encore présente, affleurent. Quand il compose ses chansons devant son ordinateur, passe sur l’écran le film muet (façon film amateur) de son histoire avec l’autre, la femme aimée, la destinataire de la chanson, c’est la plus belle scène du film, très émouvante.
Elle est joyeuse, elle aime la vie, elle goûte de l’instant présent, son merveilleux sourire, heureuse d’avoir vendu des fleurs dans la rue ou d’avoir décroché un boulot de femme de ménage chez des gens riches avec un bon salaire à la clé. Il est beaucoup moins pauvre, plus nostalgique, moins pratique, il a le choix, pas elle.
Il a bien essayé au début de lui proposer de rester pour la nuit, ça l’a choquée, il n’a pas insisté. Mais ils vont s’aimer par musique interposée, par passion partagée, ils sont faits l'un pour l'autre depuis la première note, mais leur temps est compté...
C’est un film d’une grande douceur, d’un romantisme pas niais, d’un quotidien difficile jamais noirci ni embelli. Un film proche de la réalité des sentiments, un film qui montre et fait ressentir comment ils vivent, elle et lui, cette vie, pas comment elle est leur vie, vu de chez nous. Voilà le prodige de ce petit film d’une infinie sensibilité, d'une modestie non feinte, qui a les atouts d’un grand!
Note : Film présenté au festival de Sundance et au festival du film britannique de Dinard.
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Mots-clés : cinéactuel, cinéma anglais, Once, John Carney



























Commentaires
une perle...
Anonyme - 30.11.08 à 20:50 - # - Répondre -